C’est l’histoire de Momo le Monarque
L’année dernière, j’ai aperçu un papillon Monarque flottant dans la piscine du chien. Les ailes ouvertes, il se noyait. Je l’ai sorti de l’eau et posé sur une grosse fleur au soleil.
Le lendemain, il est revenu tourner sous mon parasol jusqu’à ce que je le remarque. Une fois salué, il est reparti.
Le troisième jour, il a tourné longtemps puis s’est éloigné dans une direction. Je lui ai simplement dit :
« Bon voyage. » Je ne l’ai jamais revu.
Cette semaine, un Monarque est passé au-dessus de ma table pendant le déjeuner. En plaisantant, je lui ai lancé :
« Reviens plus tard, j’aimerais faire une photo. »
Une heure après, il s’est posé sur ma main.
Je lui ai demandé d’ouvrir les ailes.
Il l’a fait.
Puis il est passé sur mon doigt, comme s’il me facilitait une vidéo.
Ensuite, je l’ai déposé sur une fleur.
Le temps de m’asseoir… il était revenu sur moi.
Est-ce le même papillon ?
Je n’en sais rien.
Ce que je sais, en revanche, c’est que ces rencontres me rappellent une chose essentielle : lorsque nous cessons d’être uniquement pressés ou préoccupés, le monde vivant devient soudain beaucoup plus présent.
Ce n’est pas la nature qui change, mais simplement notre regard et l’attention que nous lui portons.





