L’arbre coupé et…..
Ce matin, en forêt, je suis passée devant un énorme épicéa.
Il avait été coupé à environ un mètre vingt du sol.
Un tronc immense, transformé en quelque chose qui ressemblait presque à un comptoir de bar, posé là au milieu des arbres.
Je me suis arrêtée. Et, comme cela m’arrive parfois, j’ai fait une communication avec lui. Je lui demande d’abord :
Y a-t-il encore une couche énergétique ? OUI !
Puis-je te poser une question ? OUI !
Alors je lui demande quelque chose de très simple :
Vas-tu bien dans cet état ? OUI !
Je suis un peu surprise.
Alors… tu n’es pas mort ? NON !
Tu vas repartir ?
Avec des pousses, ou autrement ? OUI.
Je ressens quelque chose comme un soulagement.
Ouf… Merci. Et je repars.
le petit bolet
Quelques mètres plus loin, mon compagnon me dit :
C’est fou… Il y a des champignons partout, mais ils sont tous mauvais. Pas un seul bolet. C’est bizarre.
Je regarde autour de nous. Effectivement. Des champignons, oui. Mais aucun bolet. Nous continuons à marcher.
Puis, sans raison particulière, je m’arrête. Je baisse les yeux.
Juste à côté de mon pied se trouve un tout petit bolet. Ravissant. À peine cinq centimètres. Je reste là, un moment, à le regarder.
Un seul bolet.
Et il est apparu exactement là où je me suis arrêtée.
Alors, bien sûr, on peut parler de hasard.
On peut aussi parler de perception : peut-être était-il là depuis le début et ne l’avais-je simplement pas vu.
Mais ce n’est pas ainsi que je l’ai vécu.
Pour moi, c’était un cadeau. Un petit signe de la forêt.
Ou peut-être de cet arbre que je venais de questionner ?
Comme si quelque chose avait voulu me répondre une dernière fois :
« Tu vois ? Je ne suis pas mort. »
Je ne cherche pas à démontrer quoi que ce soit avec cette histoire.
Je sais simplement que certains moments ont une qualité particulière.
Ils ne se déroulent pas seulement dans la succession ordinaire des événements : je demande, je pars, mon compagnon parle, je marche, je m’arrête, je trouve.
Quelque chose semble se répondre.
Jung aurait parlé de synchronicité : la rencontre signifiante entre un événement extérieur et un état intérieur, sans qu’il soit nécessaire d’établir entre eux une causalité classique.
Mais peut-être pouvons-nous aller encore plus loin.
Et si l’énergétique était précisément cet espace subtil que nous percevons parfois sans pouvoir vraiment le mesurer ?
Un espace où l’information ne circule pas nécessairement comme nous avons l’habitude de le concevoir.
Un espace où le temps lui-même pourrait ne pas être aussi linéaire qu’il nous paraît.
Je ne sais pas si ce petit bolet était envoyé par « l’arbre ».
Je ne sais pas si l’arbre m’a fait un clin d’oeil.
Je sais seulement que j’avais posé une question à un arbre, et que quelques instants plus tard, la forêt m’a donné une réponse.
Et parfois, cela suffit.
Peut-être que le mystère n’est pas là pour être expliqué.
Peut-être est-il là pour être constaté, pour attirer l’attention sur la Nature.




